Calyon plus fort que la Société Générale ?

19 03 2008

Le Scandale de la Société Générale victime d’une fraude historique en janvier 2008 a fait grand bruit mais elle n’est pas la seule.

Petit rappel, en janvier 2008, les équipes de la Société Générale CIB débouclent les positions d’un trader qui engager les fonds propres de la banque largement au dessus des limites fixées.
Le trader en question avait prit pour environ 50 Milliards d’euros de position, la fragilité des marchés en ce début d’année à fait le reste : 5 Milliards d’euros de perte !

Cependant ce cas n’est pas isolé : Août 2007, New York City au Calyon Building, un jeune trader de 26 ans engage les fonds propres de la banque d’un montant considérable (certains spécialistes parlent de 100 Milliards de Dollars) sur des indices de dérivés de crédit.
La banque déboucle la position du jeune trader entrainant une perte de 250 millions d’euros.

La Société Générale perd 5 Milliards en investissant 50 Milliards, Calyon voit partir 250 millions pour un investissement de près de 75 Milliards d’euros.

Calyon serait plus fort que la Société Générale ?

A vrai dire, il n’est pas possible de comparer ces deux fraudes pour 2 raisons majeurs :

  1. La variable TEMPS, ces deux évènements ce sont produits à plus de 6 mois d’intervalles et les conditions de marchés ont fortement évolué avec l’enchainement de la crise des Subprimes.
  2. Les produits traités sont différents, certains peuvent être plus ou moins volatiles, plus ou moins corrélés aux évènements.

Nous pouvons évidemment nous poser la question suivante : dans ces 2 cas, est-il indispensable de déboucler les positions immédiatement ? Ne vallait il pas mieux attendre un retournement des marchés afin de tirer un gain ?

Les montants engagés étaient tellement importants que le risque ne pouvait pas être pris ; les fonds propres de la banque de couvrant pas de tel montant il est certain que le régulateur aurait demandé à un débouclage immédiat.

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Principes d’Investissement en Bourse

17 03 2008

Voici quelques principes incontournables pour investir en Bourse.

L’application de ces principes n’ont pas pour effet de faire gagner à tous les coups mais à réduire le risque liè à l’évolution des marchés.
Ils ne sont pas exhaustifs mais représentent déjà un bon début afin de comprendre la philosophie des investissements financiers.

Connaitre son aversion au risque

Qu’est ce que l’aversion au risque ?

L’aversion au risque est le niveau de risque que vous êtes prêt à accepter.
Une aversion forte au risque signifie que vous supportez peu le risque et inversement une aversion faible au risque sous-entend que vous êtes prêt à prendre des risques importants.

L’aversion au risque peut être classée en trois catégories :

  • Faible
  • Moyenne
  • Forte

Une fois son aversion au risque évaluer, il est possible de choisir ses produits d’investissements.

Il est important de prendre conscience que les rendements sont proportionnels aux risques encourus : plus le risque est grand, plus les gains/pertes potentiels peuvent être importants.

Certains produits sont à éviter ou à préviligier suivant son aversion au risque, voici les 3 grandes familles de produits pouvant être utilisées:

  • Actions

Les Actions étant des produits avec une forte volatilité, il est préférable de choisir ce mode d’investissement dans les stratégies ayant une faible aversion au risque.
Il est en effet possible de gagner beaucoup rapidement mais également de perdre beaucoup.

  • Obligations

Les Obligations sont à considérer dans les stratégies à moyenne ou forte aversion au risque (cela dépendra de la solidité du sous-jacent).
Ces produits permettent de récupérer des intérêts à une périodicité prévue sur une durée déterminée.
Le risque lié à ces investissements est la cessation de paiement du sous-jacent (état, compagnie, …).

  • Monétaire

Le Monétaire est considéré comme un investissement peu risqué et donc à utiliser dans les politiques à forte aversion au risque.

La diversification, la clé contre toutes les crises (ou presque)

S’il faut en retenir un seul mot c’est bien celui là : DIVERSIFICATION !

Comme le dit si bien l’adage : « Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier ».

La diversification en Bourse consiste à investir sur des compagnies différentes, des secteurs d’activités différents, des zones géographiques différentes, …

Cela permet de ne subir que partiellement une crise d’un secteur d’activité ou présent dans une zone géographique.

Prenons l’exemple de la bulle Internet à la fin des année 90 :
Cas 1 : les personnes ayant investis uniquement dans des valeurs technologiques pouvaient avoir un portefeuille valorisé à plusieurs millions à la fin des année 90. Lorsque la bulle Internet a éclaté, leur portefeuille s’est effondré pour atteindre une valorisation quasi nulle.
Cas 2 : les personnes ayant investis en partie dans des valeurs technologiques et en partie dans des valeurs dites traditionnelles, avaient certainement un portefeuille valorisé moins important que ceux du ‘cas 1’, cependant, lors de l’éclatement de la bulle Internet, leurs investissements sur les sociétés traditionnelles ont permit de garder une bonne valorisation de leur portefeuille (même si les valeurs technologiques ce sont effondrées, les valeurs traditionnelles ont continuées à croitre).

Investir dans le temps

Investir dans la durée est également une règle à appliquer afin de limiter les pertes dues à l’évolution des marchés.

Le principe : investir petit à petit.

Exemple sur l’action YAHOO : nous souhaitons investir sur cette action et acquérir 2 000 action Yahoo, nous avons 2 possibilité :

  • acheter les 2 000 actions en même, nous exposons fortement à un retournement du marchér
  • acheter 5 fois 400 actions à différentes dates

Voici 2 illustrations représentant 2 évolutions de marché différentes :

Evolution du cours de l’action Yahoo entre Septembre 2007 et Mars 2008 (source graphique et historique des cours : Google Finance) :

Action Yahoo

  • 1. Cas losange jaune : achat en Septembre 2007 / vente en Février 2008
    • Achat de 2 000 actions Yahoo en Septembre 2007
      Cours de l’action = 25.73
      Valeur du portefeuille = 51 460 (= 25.73 * 2 000)Vente de 2 000 actions Yahoo en Février 2008
      Cours de l’action = 28.42
      Valeur de la transaction = 56 840
      Plus-value réalisée = 5 380 (= 56 840 – 51 460)
    • Achat de 400 actions Yahoo en Septembre 2007
      Cours de l’action = 25.73
      Valeur du portefeuille = 10 292Achat de 400 actions Yahoo en Novembre 2007
      Cours de l’action = 26.82
      Valeur du portefeuille = 21 020 (= 10 292 + 26.82 * 400)

      Achat de 400 actions Yahoo en Décembre 2007
      Cours de l’action = 25.20
      Valeur du portefeuille = 31 100

      Achat de 400 actions Yahoo en Janvier 2008
      Cours de l’action = 23.72
      Valeur du portefeuille = 40 588

      Achat de 400 actions Yahoo en Février 2008
      Cours de l’action = 28.38
      Valeur du portefeuille = 51 940

      Vente de 2 000 action Yahoo en Février 2008
      Cours de l’action = 28.42
      Valeur de la transaction = 51 940
      Plus-value réalisée = 4 900

    • En résumé :
      En appliquant un principe de prudence en investissant dans la durée nous obtenons une plus-value de 4 900 contre une plus-value de 5 380 en achetant les 2 000 actions d’un coup.
      Ce cas permet de montrer que la différence de plus-value n’est pas forcément significative.
  • 2. Cas cercle vert : achat en Octobre 2007 / vente en Février 2008
    • Achat de 2 000 actions Yahoo en Octobre 2007
      Cours de l’action = 30.64
      Valeur du portefeuille = 61 280Vente de 2 000 actions Yahoo en Février 2008
      Cours de l’action = 28.98
      Valeur de la transaction = 57 960
      Moins-value réalisée = – 3 320
    • Achat de 400 actions Yahoo en Octobre 2007
      Cours de l’action = 30.64
      Valeur du portefeuille = 12 256Achat de 400 actions Yahoo en Novembre 2007
      Cours de l’action = 26.10
      Valeur du portefeuille = 22 696

      Achat de 400 actions Yahoo en Décembre 2007
      Cours de l’action = 23.64
      Valeur du portefeuille = 32 152

      Achat de 400 actions Yahoo en Janvier 2008
      Cours de l’action = 22.56
      Valeur du portefeuille = 41 176

      Achat de 400 actions Yahoo en Janvier 2008
      Cours de l’action = 20.81
      Valeur du portefeuille = 49 500

      Vente de 2 000 actions Yahoo en Février 2008
      Cours de l’action = 28.98
      Valeur de la transaction = 57 960
      Plus-value réalisée = 8 460

    • En résumé :
      En appliquant le principe de prudence et en investissant au fur et à mesure dans le temps, nous arrivons à lisser le prix d’achat de l’action et nous dégageons une plus-value importante après la vente des actions alors qu’avec un unique achat nous serions ressorti avec une moins value.

    Se couvrir pour protéger ses investissements

    Il est possible d’utiliser les produits financier pour couvrir/protéger ses investissements.

    Les options sont des produits permettant de mettre en place des stratégies de couverture.

    Qu’est ce qu’une option :

    Une option vous donne le droit d’acheter ou de vendre une action à une date fixée et à un prix fixé. Pour avoir se droit nous allons payer une prime à la contrepartie.
    Nous parlons alors d’Option d’achat ou Call et d’Option de vente ou Put.

    Exemple Call Yahoo :
    Le 14 Mars, l’action Yahoo cote à $26.71.
    Nous anticipons une hausse de l’action Yahoo dans les 6 mois à venir.
    Nous allons alors acheter un Call Yahoo d’une durée de 6 mois et de strike (montant de transaction) à $28.
    Arrivée à échéance, 2 cas se présente :

    • L’action Yahoo cote au dessus des $28 (à $35), nous exerçons le call et achetons des actions Yahoo $28, nous les revendons tout de suite au prix du marché (à $35), nous effectuons alors une plus-value de $8 par action.
    • L’action Yahoo cote en dessous des $28 (à $26), nous n’exerçons pas le call car il est plus avantageux d’acheter les actions sur le marché.

    Les Options permettent également de couvrir les investissements :
    Nous possédons un portefeuille d’action Google, nous pouvons acheter un put sur l’action Google nous permettant de vendre les actions Google à un prix déterminé à l’avance (par exemple : au prix d’achat de nos actions).





    Focus sur : les SWAPS de TAUX

    4 03 2008

    Pour commencer : les articles « Focus sur » ont pour objectif de donner le plus d’information possible sur certains thèmes. Ils seront enrichis au fur et à mesure…

    Première définition :

    Un Swap de Taux est une opération qui consiste à échanger un taux contre un autre.
    Il est par exemple possible de transformer un taux fixe en un taux variable.

    En anglais, on parle d’IRS : Interest Rate Swap

    Les différents types de Swap de Taux :

    Liste non exhaustive :

    • Standard ou Vanille : taux fixe contre taux variable (ou inversement)
    • CIRS (Currency IRS) : taux fixe contre taux variable dans des devises différentes (ou inversement)
    • Basis : taux variable contre taux variable (peut également être dans des devises différentes)
    • Swap de change : échange les intérêts et la valeur d’un sous-jacent dans une devise contre sa valeur dans une autre devise

    En pratique :

    Que se passe-t-il en pratique lorsque j’effectue un Swap ?

    Un Swap se représente comme 2 jambes, 1 jambe acheteuse et 1 jambe payeuse.
    L’opération consiste à un échange des intérêts générés par les sous-jacents.

    Prenons pour exemple un Swap Vanille fixe contre variable, le sous-jacent étant un dépot qui génère de l’argent (intérêts au taux) :

    « A » possède un taux fixe (5%) qu’il souhaite échanger contre un taux variable indéxé sur l’Euribor 3M.
    » « A » anticipe une montée des Taux Variable, dépassant le montant de son Taux Fixe.

    « B » possède un taux variable (Euribor 3M) qu’il souhaite échanger contre un taux fixe à 5%.
    » « B » anticipe une baisse des Taux Variable, tombant sous le montant d’un Taux Fixe à 5%.

    Un Swap Vanille permettra à A et B d’effectuer cette échange.
    Le Swap aura une jambe taux fixe à 5% et une jambe taux variable Euribor 3M.

    A l’initialisation, la transaction est neutre : aucune partie est avantagée
    Seul l’évolution des marchés et de l’Euribor 3M mettra en évidence si la transaction est favorable pour « A » ou pour « B ».
    Dans le cas où une partie serait plus avantagée que l’autre à l’initialisation de la transaction, une soulte sera alors versée afin d’arriver à une transaction neutre.

    Au cours de la vie du Swap Vanille :

    Les intérêts sont échangés dès leurs tombées, ils peuvent intervenir en même sur les deux jambes comme ils peuvent être décalés.
    Dans l’exemple ci-dessous, les intérêts des deux taux tombent en même temps.

    • « A » recevra les intérêts du taux fixe et les donnera à « B ».
    • « B » recevra les intérêts du taux variable et les donnera à « A ».

    Exemple d’évolution :
    Echange des Intérêts Swap Vanille

    • « A » paie à « B » les intérêts Taux Fixe = 600
    • « B » paie à « A » les intérêts Taux Variable = 610

    Au final :

    • « A » aura payé à « B » 600 et aura reçu 610, il aura donc gagner 10.
    • « B » aura payé à « A » 610 et aura reçu 600, il aura perdu 10.

    L’un des grands intérêts du Swap de Taux Vanille est qu’il n’y a pas d’échange du sous-jacent, uniquement les intérêts sont échangés. Ceci permet entre autre de réduire les écritures comptables.